• LA BELLE DAME SANS MERCI*

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    On avait une bonne impression de Karine Keller-Sutter, elle avait fait du bon travail à Saint-Gall avant de devenir conseillère fédérale. Et une bien belle personne en plus, on la voyait déjà présidente en visite à l’étranger et montrant aux nations que les Suissesses ne sont pas des poufiasses.

    Mais voilà qu’un vilain démon lui souffle dans les neurones de façon bien inattendue. Nous allons avoir en mars une votation qui demande d’interdire qu’on se promène le visage caché. On peut s’étonner qu’il faille une loi pour quelque chose qui va de soi. Dans toutes les civilisations qui sévissent sur cette planète, les bipèdes que nous sommes avancent à visage découvert sauf cas avérés de détrousseurs de banque ou de massacreurs d’adolescent ukrainien (à dix contre un !) et nous trouvons cela tellement normal que nous n’en parlons même pas.

    Mais il a fallu que l’islam totalitaire s’en mêle et que certaines croyantes de cette religion (?) décident de se cacher complètement pour plaire à un Allah problématique. Deux situations peuvent alors survenir : ou bien on les oblige à cette mascarade, ‘on’ étant le papa ou le grand frère, ‘Tu diras que c’est ton propre choix et si j’apprends que tu as menti, tu verras la rouste en rentrant à la maison’.

    Ou bien c’est réellement le choix de la donzelle et alors le cas relève de la pathologie et cela porte un nom, c’est une sorte d’autisme, le refus du contact, le besoin d’être hors-jeu, l’impossibilité de comprendre certaines données de la société. Cela se soigne difficilement.

    Dans le premier cas, il s’agit de soustraire cette jeune personne des griffes de mâles musulmans fanatiques et lui rendre une liberté à laquelle elle a droit dans notre système qui prône l’égalité homme-femme.

    Dans le cas du libre choix, on ne voit pas vraiment ce qu’on peut faire. Essayer la dissuasion avec cette martyre de la foi ? J’écoutais récemment l’interview de l’une d’entre elles et son arrogance faisait peine à entendre. Un des arguments qu’on pourrait lui opposer c’est l’impossibilité du sourire, ce lubrifiant de la vie en commun mais à en juger par le ton agressif, on se dit que sourire est la dernière chose qu’elles aient envie de faire.

    Or, il se trouve que madame Keller-Sutter est avec le Conseil fédéral opposée à cette initiative, avec des arguments qui font bondir. Dont celui-ci : il y a trop peu de cas pour justifier une loi, selon un comptage il y en aurait une vingtaine dans toute la Suisse. Donc pas de quoi s’alarmer.

    Transposé, ça donne ceci : cher patient, on a trouvé chez vous quelques cellules cancéreuses, très peu à vrai dire et pas suffisantes pour commencer un traitement. Il sera opportun d’intervenir quand votre cancer sera généralisé. Le bonjour chez vous. Je ne sais pas si madame KKS a une bonne appréciation de la situation des pays qui nous entourent, mais moi je vois, sans jumelles, que la France est victime de ce cancer, il faut bien le nommer, qu’est l’islam.

    Apparemment madame KKS n’a pas vu les choses ainsi. J’ai en son temps sillonné la France, vu la Tour Fenestrelle à Uzès, la place Stanislas à Nancy, quelques châteaux de la Loire, la chambre de Proust à Cabourg, le Gerbier de Jonc et la source de la Loire en toute sécurité. Le mot n’était même pas employé tant la sécurité allait de soi. Aujourd’hui la France est en guerre civile, ça tire dans tous les coins et ça trucide. Que le C.F. ne s’en soit pas aperçu ou surtout n’en ait pas perçu les causes est regrettable. On ne lui demandera pas de revoir sa copie, ça ne se fait pas, mais on demandera au peuple suisse de mettre le bon bulletin dans l’urne, comme il l’avait déjà fait pour les minarets. Même si l’initiative vient (dammit !) de l’UDC.

    Pour ma coda, rien de mieux que notre helvétique devise :
    Un pour tous, tous pour un.
    Même si elle n’est pas toujours appliquée.



    * Titre en français d’un poème anglais de John Keats.

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  • CLUSTER

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    J’ai encore entendu ce mot hier soir et ça m’énèèèèrve pas possible. Alors avis impérieux à tous les journalistes (presse orale ou écrite) vendus à l’ennemi :
    On ne dit pas cluster de contagion, on doit dire foyer de contagion.
    C’est quoi, cet anglicisme à deux balles ? Le mot foyer s’employait dans ce sens avant que vous ne soyez nés. Essayez de grandir. Et de vous cultiver un peu.

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  • L’ARRACHEUR ARRACHÉ

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    C’est entendu, on ne devrait pas se réjouir du trépas de quelqu’un. Mais il y a des exceptions. La mort d’un Hitler, d’un Staline, d’un Polpot a pu au minimum provoquer quelques soupirs de contentement. Quant à ce jeune Alsacien qui a passé l’arme à gauche à l’insu de son plein gré, il aura provoqué chez moi irrésistiblement des ricanements de mauvais aloi.

    Voyons les circonstances du décès. Nous avons affaire à un jeune bricoleur qui s’était mis dans la tête, allez savoir pourquoi, de confectionner un cocktail molotov. Rien contre les cocktails, vous pensez, j’en bois volontiers, mais pas dans la variante molotov. Indigeste ! Or, voici que notre petit gars, par un geste maladroit a vu le mélange obtenu lui péter à la gueule, la lui arrachant complètement. Pas de chance.

    Mais si on réfléchit un peu (ma spécialité) on va se demander si notre jeune homme n’avait pas tout de même quelque motivation pour son bricolage, par exemple celle de se payer un flic ou un pompier. Ça se fait beaucoup en ce moment et c’est encouragé par l’inertie coupable du gouvernement et l’absence d’indignation de la presse. On va dire qu’une civilisation qui laisse caillasser ou plus ses policiers et ses pompiers ne mérite plus ce nom car elle a déclaré forfait. Dans le cas qui nous occupe ici, la peine de mort ayant été abolie, c’est quelqu’un d’autre qui doit s’en occuper, en l’occurrence la Grande Faucheuse elle-même.

    Alors que faire ? Je vois deux solutions au problème. D’abord le pilori, un vieux truc mais qui peut encore servir. On place le condamné sur la grand place d’une localité (à Strasbourg la place Kleber) attaché à un pieu et avec une inscription : Je suis un voyou, pas très intelligent, j’ai incendié quelques voitures, comme ça pour rigoler et j’attendais les pompiers et les policiers pour les caillasser. Qu’est-ce qu’on se marre ! Et le public de défiler et lui infliger la punition de la honte. Ça me surprendrait qu’il récidive.

    Il y a aussi, mais plus drastique, le talion, vous savez, œil pour œil, dent pour dent. On explique au coupable : Tu vois ce monsieur, une vraie armoire à glace, et c’est aussi un de nos collègues (policier ou pompier) qui en a marre d’être pris pour cible de tes explosifs bricolés. Il va te montrer quelques brutalités policières après lesquelles tu n’auras plus envie d’exercer les tiennes. Prêt ? Et les coups de pleuvoir, pas jusqu’à la fracture mais assez pour faire salement mal. Bon, maintenant tu vas rentrer chez toi te faire soigner et cocoler par ta maman à qui tu vas expliquer pourquoi tu es dans un tel état. Elle va peut-être réfléchir à l’éducation qu’elle t’a donnée jusqu’à maintenant. Dehors !

    Certes cette méthode n’aurait pas que du bon mais elle serait certainement plus dissuasive qu’une légère peine de prison (qui ferait la fierté du coupable) surtout si elle est assortie du sursis. On pourrait peut-être caillasser un peu les juges pour leur faire comprendre qu’ils sont trop laxistes.

    Je dédie ma coda aux incendiaires de poubelles et de voitures pour les mettre en garde. Je n’ai changé que deux lettres à une locution connue :
    Qui trop embrase mal éteint.

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