• ILS S’EN PRENNENT À MOLIÈRE

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    On ne s’étonne plus de rien. Une troupe de théâtre de Lausanne a décidé de dépoussiérer Molière, pas moins. L’idée, c’est d’abord que la langue de Molière présente des archaïsmes dont il sied de se débarrasser, par exemple des horreurs comme le subjonctif imparfait ainsi que des mots qui ne sont plus compris de nos jours.

    On va donc nous présenter un Malade imaginaire new look. Même qu’on en a récrit une scène, celle où Argan parle à sa petite fille Louison. Prétexte, de nos jours, les enfants ne parlent plus comme ça. C’est cette idée stupide qu’il faille juger les mœurs d’alors avec les critères d’aujourd’hui. Molière décrit les personnages de son temps et en même temps crée des types qu’on retrouve de nos jours.

    On admire ces génies littéraires qui savent nous décrire des personnages-types qu’on retrouve tout entiers de nos jours à peine changés : lady Macbeth préfigure Imelda Marcos, Diafoirus nos médecins qui, loin de leurs patients, plastronnent sur les plateaux de télévision. Molière classique est en même temps résolument moderne. On n’y changera pas une virgule. On n’y insérera pas une scène de son cru. J’appelle ça du culot. Si on n’est pas content d’une scène entière d’un auteur, alors qu’on écrive sa propre pièce. Ce tripatouillage est hors de saison.

    Quant au subjonctif imparfait, j’en ai repéré trois, pas de quoi s’en relever la nuit. On se calme. Idem pour les archaïsmes. C’en n’était pas du temps de Molière. Il écrivait ce qu’il entendait et sa langue donne des indications précieuses aux philologues. Si un mot échappe au spectateur contemporain, ça n’est pas grave, il peut de toutes façons se régaler de la vivacité d’une scène, celle par exemple, où la servante Toinette, déguisée en médecin donne une consultation à Argan, celle où ce benêt de Thomas fait ses compliments, celle encore où le docteur Purgon accable Argan de toutes les maladies possibles, chaque fois un régal qui déclenche le rire. Car Molière est aussi un auteur comique efficace. Pour ma part, je le relis toujours comme si c’était la première fois.


    Ma coda :
    Il faudrait que tous ensemble, nous rissions de ce projet coupable, que nous en empêchassions sa réalisation et vouassions ses perpétrateurs aux gémonies.

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  • ILS EN ONT AUSSI EN SUÈDE

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    La Suède est gangrenée par ses migrants, souvent jeunes, non accompagnés, afghans, et musulmans. D’où vols, viols, agressions, tumultes, vie hachée. Pourquoi ces garçonnets, dont certains ont trente ans et plus, quittent le papa et la maman et leur bonne religion musulmiche pour s’aventurer chez des luthériens dont ils ne connaissent ni la langue ni les rites ?

    Mais ça n’est pas tout. Parmi les Suédois de souche, il y a bon nombre de musulmans et musulmanes infiltrés qui sont venus parce que la Suède, bonne pomme, les a invités à venir s’y établir. On ne dira jamais les inconvénients des bons sentiments. Les Suédois ont cru bien faire en accueillant toute la détresse du monde. Mais voilà que cette détresse s’est mise à vivre comme elle le faisait dans son pays natal en faisant fi des coutumes du pays d’accueil. On a donc vu fleurir des musulmanes voilées sous prétexte religieux (et mon p’tit œil, il est religieux ?) qui contrastait avec les blondes Suédoises cheveux au vent et qui sont en été tellement appréciées par les Italiens sur les plages, soit dit en passant.

    Bref, le paysage urbain de Stockhom, de Malmö avait changé. L’invasion visuelle avait commencé. On se demande pourtant ce qui pousse des Afghanes à chercher asile en Suède. Sont pas bien dans leur pays ? Où elles peuvent s’habiller à la musulmane. Parce qu’il paraîtrait que leur voile ne serait pas toujours bien vu dans le pays scandinave.

    Et c’est là qu’interviennent des nunuches (ils en ont aussi en Suède) non-musulmanes qui décident de porter le voile par solidarité. Ce mouvement est affligeant. Alors qu’on essaye autant que faire se peut d’enrayer la prolifération de ces accoutrements venus d’ailleurs et qui marquent la volonté de se distinguer et de ne pas vouloir vivre ensemble, voilà des Suédoises qui marchent dans la combine et encouragent ce séparatisme. J’en reviens toujours : on ne porte pas de signes religieux en public. On évite ainsi les saint-barthelémy et les pogroms.


    Ma coda cette fois sera une information :
    Je vais voter oui à l’interdiction de se cacher le visage.

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  • DEUX SOTTISES POUR LE PRIX D’UNE

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    On est quelquefois surpris des paroles ou initiatives de personnes qui paraissent totalement normales, qui sont professeurs d’université, chanteuse en vogue, étudiante, candidat à une élection, commerçant estimé et j’en passe.

    Premier exemple d’un dérapage de grande envergure : il sort de la bouche de la chanteuse au joli prénom de Camelia. Ses prestations musicales sont indiscutables si on accepte les données de la chanson susurrée. Mais c’est quand elle l’ouvre pour parler que le désastre apparaît. Quelques-uns de ses propos à faire bondir :

    « Les hommes blancs sont dans l’inconscient collectif responsables de tous les maux de la Terre. » « Il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic et j’en fais partie. » « Il y a des hommes et des femmes qui vont travailler en banlieue le matin et qui se font massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau . » « Si j’étais un homme, je demanderais pardon (dans une chanson). »

    On voit qu’on est ici dans le mode grandiose, pas dans la petite réflexion idiote du café du commerce qu’on regrettera l’instant d’après. On sent l’intense réflexion avant l’émission de tels propos. La bêtise a aussi sa logique : si l’homme blanc est coupable il est normal qu’il s’excuse ; si le flic, blanc, massacre tous les jours, il est normal que la pauvrette ait peur. Mais la logique dit aussi ceci : si Camelia peut chanter accompagnée d’un petit orchestre, c’est grâce à des messieurs comme Steinway, Sax, Pan, Guarnieri and co, qui ont créé des instruments de musique et qui étaient tous blancs, les salauds.

    Pour être complet, il faut citer aussi ce professeur américain (oui professeur) qui entonne la même chanson anti-blanc mais en y ajoutant les hétérosexuels, en oubliant simplement que s’il n’y avait que des homos, cet imbécile ne serait tout bonnement pas venu au monde. Honneur à son papa !

    Deuxième exemple cueilli aux branches du sottisier, cette jeune Batave qui découvre avec indignation que le jeu de cartes classique avec roi dame valet est en contradiction flagrante avec le dogme de l’égalité homme-femme : qu’est ce que c’est que cette supériorité du roi sur la dame et ce valet, ce péouse de valet (bauer/boure) qui les coiffe tous ? Sans parler du neuf, le nell qui est supérieur au dix ? Et la donzelle de changer tout ça : le roi est devenu l’or, la dame l’argent et le valet le bronze. Photos à l’appui car il s’est trouvé un imprimeur sans scrupules pour réaliser tout ça.

    Je ne sais pas vous mais moi, ces histoires d’égalité H.F. à la virgule près, cette vindicte du blanc forcément coupable commencent à me sortir par les trous de nez. Elles remettent carrément en cause la liberté d’expression : est-il admissible qu’un ahuri profère ce qui est manifestement faux pour que d’autres ahuris le prennent pour du bon argent. On peut certes vivre avec l’idée que le Soleil tourne autour de la Terre qui est au demeurant plate (on trouve ça dans un livre sacré, suivez mon regard). Mais ça n’est pas une notion qu’il faut propager.

    Je ne vois pas non plus pourquoi je ne m’arrêterais pas si un gendarme me fait signe. Contrairement à Camélia, je ne crains pas d’être massacré. Sauf naturellement si je trimballais de l’héroïne dans mon coffre. Il se pourrait cependant qu’un policier excédé par ces féminines déclarations lui aurait foutu une paire de baffes. Je plaiderais pour l’acquittement.

    Et pour ma coda, une liste de blancs maudits d’où est venu tout le mal : Mozart, Proust, Rembrandt, Ampère, Modigliani, Darwin, Linné, van Gogh, Dickens, Pascal, Mendelssohn (en plus juif), Koch, Bach, Ramuz, Offenbach (aussi juif), Beethoven, Pasteur, Mendeleiev, Volta, Fleming, Picasso, Frisch, Henri Dunand, abbé Pierre, Desproges, Luther, Verdi, Goethe, Johann Strauss, Dante, Ambroise Paré, Humboldt, Shakespeare, Paganini, Marie Curie, de Candolle, Danielle Darrieux, Louis Jouvet, Charlotte Brontë, Racine, Einstein, Coluche, Clémenceau, Champollion, Balzac, Marilyn Monroe, Barenboim, Enesco, Tutti Quanti…


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