Religion et souffrance animale

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Attention, je n’ai pas dit les juifs virgule, (tout est dans la première lettre et dans cette absence de virgule, je prends mes précautions) j’ai dit ‘ces juifs’. Ayant dès l’adolescence été lié toute mon existence d’une amitié solide avec un juif, on ne saurait m’accuser de quoi que ce soit. Je n’ai rien contre Daniel Barenboim ou la journaliste Élisabeth Lévy comme je n’aurais pas haï Léon Blum ou le capitaine Dreyfus.

Non, ma vindicte va à ces juifs (minuscule, il s’agit de religion) qui, lorsqu’une autorité s’en prend à l’abattage sans étourdissement préalable vont couinant, bras dessus bras dessous, la vision est pittoresque, avec leurs frères musulmans, que c’est une atteinte à la liberté religieuse. Je le dis tout net : une religion pratiquée ainsi qui accepte la souffrance animale pour tenir compte d’un dogme fumeux, est une religion dégueulasse. Qui ne mérite aucun respect.

Et ça sera tout pour aujourd’hui.

Lien permanent 24 commentaires

Commentaires

  • Cher Monsieur Thomann, étiqueter certaines personne comme juives, les qualifier de façon collective, et les prendre à partie peut porter ombrage aux juifs qui ne pratiquent pas l’abattage rituelle sans étourdissement préalable. D’où le danger de désigner une personne selon la couleur de la peau, de distinguer un individu par son appartenance culturelle, de mettre en avant son hérédité ou encore de se référer à son origine. En agissant ainsi vous ouvrez la porte aux dérives racistes, antisémites et clichés. Que de crimes ont-ils été commis au nom de la marque ségrégationniste !

    Et pour en revenir encore à votre billet, pourquoi n'avoir pas écrit ces personnes que je hais ou cette religion juive que je hais. Ce n’est pas parce que les personnes sont juives qu'elles pratiquent l’abattage, mais parce qu'elles suivent un des préceptes de celui qu'elles considèrent être leur Dieu. On peut être juif de cœur, de naissance, sans pour autant adopter certaines prescriptions allant à l’encontre de sa sensibilité ou des lois du pays où l’on vit.

    En conclusion, je dirais que les mots ont leurs poids, surtout ceux prononcés sur la place publique.

  • Il y a abattage et abattage. Personnellement, pour avoir assisté quelques fois à l'égorgement d'un mouton, je ne pense pas que la bête ait plus souffert que par une autre méthode. C'est le premier point. Ensuite, quand on voit les conditions d'abattage dans les abattoirs industriels, je nous trouve mal placés pour critiquer...

  • Monsieur Frenkel, vous ne savez pas lire, d'où votre indignation déplacée. J'ai bien précisé qu'il ne s'agissait pas des Juifs (majuscule) en tant qu'ethnie, mais de la religion juive (minuscule) et que je ne critiquais que ceux qui la pratiquent de façon abusive. Vous n'avez pas lu tout ça, je le regrette.

  • Géo,
    Je veux bien croire qu'il y a en islam des virtuoses du couteau de boucherie, mais je pense au musulman lambda qui lors de la fête de l'Aïd égorge un mouton dans sa baignoire et là ça peut être le massacre.
    Pour ce qui est de l'abattage industriel, d'accord avec vous, mais justement là, il faudrait protester auprès des autorités qui ont l'air de s'en foutre.

  • Le titre du billet peut laisser penser le pire. Je doute que l’abattage rituel, certes d’une imbécillité coutumière totale, puisse justifier la haine, qu’on peut en revanche réserver aux nazis qui, eux, ont traité les Juifs (ethniques et religieux) comme du bétail.

    Comme certains commentateurs l’ont déjà dit, balayons devant notre porte. Les actions coup de poing de L214 ont démontré qu’en termes de barbarie envers les animaux que nous mangeons, nous citoyens de pays occidentaux libérés de la bêtise religieuse, nous n’avons pas tellement de leçons à donner. Même en Suisse des élevages et des centres d’abattage ont été condamnés et parfois fermés.

  • Je vous demande derechef de supprimer votre intitulé et de le remplacer par un intitulé neutre comme je vous l’ai déjà proposé. Votre titre pris littéralement est un appel à la haine adressé à des juifs. Vous avez beau expliquer que etc, etc, toutefois, cette haine ne peut se justifier. Votre intitulé résonne dramatiquement. l’Histoire nous a appris que des juifs définis comme tels par la loi de Nuremberg ont été victimes de mots provocateurs. Avez-vous pensé que vos cinq mots mis en gras pourraient donner du grain à moudre à ceux qui se laisseront déborder par ces juifs qui, comme vous dites,« lorsqu’une autorité s’en prend à l’abattage sans étourdissement préalable vont couinant, bras dessus bras dessous » ? Et je vous rappelle une des prescriptions de l’article 5, lettre d, des conditions générales pour l’utilisation de ce forum NE PAS INCITER A LA HAINE.

  • Qu'en pensent d'autres commentateurs? Mais antisémites s'abstenir, je ne veux que des lecteurs raisonnables.

  • Ces coutumes religieuses ancestrales peuvent susciter le dégoût, le rejet, ou toute autre forme de critique. Mais à mon avis pas la haine, qui est un prélude et un appel à la barbarie organisée, comme l’Histoire du 20e siècle nous l’a montré. Et attention: c’est pénal...

  • Pour ceux qui veulent en savoir davantage sur la barbarie exercée chez nous sur les animaux que nous mangeons, que nous achetons dans les grandes surfaces au rayon viandes et volailles: « Des animaux et des hommes » d’Elisabeth de Fontenay et Alain Finkielkraut, 2018.

    On peut comprendre alors les végétariens, sans pour autant être d’accord avec leurs visées totalitaires. Et on relativise le sens de l’abattage rituel kasher ou halal.

  • J’étais à Budapest la semaine dernière et j’ai fait en compagnie d’un guide juif hongrois au français impeccable une visite de la grande synagogue. J’ai appris que dans la communauté juive actuelle de Budapest, environ 100.000 personnes, le 98% est d’obédience néologue, c’est-à-dire anti-orthodoxe. Autrement dit: la quasi totalité des juifs de Budapest sont d’abord des citoyens hongrois qu’aucun signe ne distingue des non-juifs, qui s’opposent aux pratiques et aux rites orthodoxes, et se fichent complètement du kasher. Des juifs laïcs en quelque sorte. La grande synagogue néologue est en opposition radicale avec la petite synagogue Rumbach qui ne rassemble que quelques centaines de purs et durs, style méa -sharim. C’est un peu comme chez les catholiques de nos jours, il reste quelques intégristes d’un autre âge, tous les autres catholiques étant devenus, comme le dit Onfray dans « Décadence », des formes vides.

  • "Ces coutumes religieuses ancestrales peuvent susciter le dégoût, le rejet, ou toute autre forme de critique." Je le répète, puisque Macherel se répète. C'est faux. Un mouton égorgé ou un mouton assommé, il n'y a pas de différence. Les opposants à l'abattage halal relevaient il y a quelques années que des cadavres suspendus risquent de voir leur chair envahie par des sucs gastriques, ce qui l'abîmerait : là est peut-être le problème. Mais au niveau de la souffrance, cela dépend en fait de l'habileté de l'abatteur, qu'il s'agisse de coups d'assommoir, d'électricité ou de tranchage de gorge. Et il y a des maladroits partout...

  • Oui Géo je suis bien d’accord. Ce qui m’inspire un sentiment de rejet, ce n’est pas tellement la technique ou les considérations biologiques, c’est l’aspect religieux communautaire. On sait bien que ces principes religieux liés à la nourriture sont là pour exclure, chez les juifs comme chez les musulmans. Encore une fois, du point de vue de la souffrance animale, les Occidentaux laïcs n’ont pas de quoi pavoiser. L’industrie de la viande et de la volaille est d’une violence totale. Regardez les poussins mâles broyés vivants.

  • "Qu'en pensent d'autres commentateurs? Mais antisémites s'abstenir, je ne veux que des lecteurs raisonnables."


    Moi je pense que c'est pas le mot "haine" qui est provocateur mais le mot "juifs", au pluriel, je prends mes précautions, j'ai bien précisé ... au pluriel.

    C'est un mot à bannir, à substituer par le mot "l'israle", au singlier, à employer pour sa fongibilité, comme le mot "le foin", ou "le raisin", ou "le miel".

    Vous dites rarement "les foins", ou "les raisins", ou "les miels", pas vrai ? C'est donc une bonne assurance contre l'antisémitisme.

    Ou si vous tenez vraiment à mettre un 's' dans le mot, utiliser alors les mots "les fétus", ou "les grains".

    Au final, un dollar, un franc, ou un shekel, c'est la même chose, même si à un instant donné ils n'ont pas tous la même valeur.

  • "Qu'en pensent d'autres commentateurs?"
    Je pense qu'aucune des explications de texte que vous pourrez fournir à Frenkel ne le feront dévier de son chemin de pensée.
    Je pense aussi que les "anti-orthodoxes" qu'évoque Christian Macherel donnent un bon exemple de ce qu'une religion devrait devenir dans les temps modernes.
    Donc, pour reprendre une de vos habitudes, ma coda d'aujourd'hui sera, sans aucun jeu de mots: laissez pisser le mouton!

  • Madame Mère-Grand :"Je pense qu'aucune des explications de texte que vous pourrez fournir à Frenkel ne le feront dévier de son chemin de pensée." Alors 1) La politesse serait que vous disiez monsieur Frenkel; 2) Monsieur Thomann, suite à mes interventions, a eu la gentillesse de modifier l'intitulé de son article.

  • "Je pense qu'aucune des explications de texte que vous pourrez fournir à Monsieur Frenkel ne le feront dévier de son chemin de pensée."
    Je ne savais pas que Frenkel était votre nom. En ce qui me concerne, Mère-Grand est un pseudonyme. Si vous voulez le précéder d'une indication de sexe, c'est Monsieur Mère-Grand.
    Quand à la décision de Monsieur Thomann, il fait ce qu'il veut sur son blog. Heureusement!

  • J'ai une idée ...

    Pour les poussins ...

    Et si on remplaçait le CO2 par du protoxide d'azote pour les gazer, avant de les mixer en nuggets ?

    Il paraît que c'est efficace "en anesthésie, chirurgie, odontologie", dit le wiskikipédia.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Protoxyde_d%27azote

  • Faire souffrir une bête pour la manger religieusement est du domaine de la psychiatrie. Les croyances sont issues de l'incompris, de la loi du plus fort et du plus rusé autant que les rituels.

    Le dieu situé dans la tête de certains les rends fous et très dangereux. Mais bon c'est notre monde, alors....

    C'est heureux que ces rituels ne concerne pas les poissons et crustacés......

  • @ Pierre NOËL
    Excellente intervention. Cependant, à moins que je me trompe, seuls les poissons à écailles sont concernés.
    Pour explorer quelque peu ce sujet qui comporte un aspect intellectuellement intéressant, on peut lire l'article "Regard anthropologique sur les interdits alimentaires" sur Wikipédia et procéder de là.

  • "J'estime que ce commentaire est à BANNIR!"

    Il est signalé M. Thomann... n'en soyez pas surpris!

  • Mère-grand, voici la liste des poissons interdits:

    Les poissons interdits les plus courants
    Tous ceux qui n’ont pas d’écailles.

    . Anguille

    . Congre

    . Esturgeon et donc caviar

    . Lotte

    . Panga

    . Requin

    . Raie

    . Turbot

    Le surimi
    Il ne faut l’acheter que kasher sous surveillance rabbinique. Le goût crabe est en effet du vrai crabe et le poisson une purée de plusieurs espèces pas forcément kashères. (J’ai même visité un bateau usine pour vérifier...)

    J'adore les interdits !

    Afin de rester dans le sujet, je n'ai pas connaissance à ce jour que les ou des juifs pratiquent officiellement un abattage hors norme.

    André Thomann aurait dû préciser cette minorité parmi la grande majorité.

    Patoucha a raison de mettre le doigt sur ces anti juifs et non sémites profitant d'un espace pour jeter leur venin.

    Promis Mère-grand mon prochain brochet aura le droit à l'ave maria avant le coup fatal, imaginez-moi seul au bord du lac avec ma prise chanter à tue-tête ave, ave, ave mariaaaaaaa......

  • "Alors 1) La politesse serait que vous disiez monsieur Frenkel;"


    C'est monsieur Frenkel, de la célèbre famille Frenkel ?

    J'ai toujours voulu vous demander, ... un lien de parenté avec le non moins célèbre Naftaly, le célèbre imprésario de Soljenitsyne ?

    https://en.wikipedia.org/wiki/Naftaly_Frenkel

  • "Alors 1) La politesse serait que vous disiez monsieur Frenkel;"
    Puisque le sujet resurgit, je me demande pourquoi ce ne serait pas "Madame Frenkel"? N'y a-t-il donc que les hommes qui écrivent dans cette culture?

  • "Pierre NOËL"
    Merci pour ce complément. A vrai dire, il suffit de prendre connaissance, par la comparaison, des principes qui régissent les interdits, en l'occurrence alimentaires, qui accompagnent les diverses religions (rappelons qu'elles se comptent par centaines, sinon par milliers) pour constater qu'elles reposent toutes sur des classifications d'ordre systématique mais généralement non scientifiques (ou simplement désuets) ou des croyances plus ou moins magiques, de ressemblance ou d'opposition, telles que les relève déjà Frazer.
    Ils sont donc arbitraires et servent à séparer les croyants des incroyants, les initiés des non-initiés, le pur de l'impur (comme l'a écrit l'anthropologue Mary Douglas).
    En passant, ou essentiellement selon le point de vue, ils sont le plus puissant outil d'assertion du pouvoir de ceux qui savent (ceux qui ont décrété le savoir) sur ceux qui ne savent pas (mais dont on exige qu'ils appliquent le savoir "révélé" aux autres ou "inventé" par eux.)
    Pour le reste ...

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