LA CONTENTE ET LA PAS CONTENTE

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Une qui a dû être contente, c’est Léda, cette jeune femme distinguée par Zeus, le roi des dieux et empapaoutée par lui déguisé en cygne. Elle ne fut pas la seule certes, car Zeus était un joyeux bicandier (mon argot carougeois), une sorte de serial baiseur, au grand scandale de son épouse Héra. On imagine que ses nombreuses maîtresses, si on en croit sa biographie, devaient se sentir honorées de sa visite intéressée. L’enfant né de la copulation d’un dieu et d’une mortelle est un héros, en l’occurrence Castor et Pollux, des jumeaux.

Parenthèse : Le polythéisme est une religion de proximité. Les dieux y ont quelque chose d’humain. Bacchus bien que pochtron était vu avec sympathie par les Grecs et les Romains et les frasques de Zeus ne devaient guère provoquer l’indignation. Ils avaient leur fonction, Apollon ministre de la culture, Hermès au commerce, Vulcain à l’industrie, Héra à l’agriculture, etc.

En face de ce Zeus débonnaire, les trois monothéismes nous présentent, sous des noms différents un dieu atrabilaire et colérique qu’il faudrait craindre (Beatus vir qui timet dominum). Et qui est en plus célibataire, rendant plausible cette remarque d’un humoriste : si le mariage était une bonne chose, Dieu aurait une épouse. Fin de la parenthèse Zeus.

Je vous parle maintenant de la pas-contente. Elle n’est plus un personnage mythique mais une Anglaise bien vivante et qui est lesbienne. Elle avait décidé de s’envoyer en l’air avec une partenaire. Une femme se présente mais c’est un homme transgenre encore muni de ses bijoux de famille. À leur vue, notre lesbienne proteste qu’il y a tromperie sur la marchandise et notre ‘homme’ est prié de remballer ses outils, dont il entendait sans doute se servir. La vie d’une lesbienne n’est pas drôle tous les jours.

Ces histoires d’hommes transgenres me laissent songeur. Les deux anthropologues Douho Sabeth et Ben Epédentes, de l’université du Vikistan déclarent tout de go qu’il s’agit d’un fantasme dont une bonne thérapie psychiatrique devrait venir à bout. Il serait bon déjà que les parents n’habillent pas le petit garçon en fille et refusent un traitement hormonal qui lui fera pousser des seins à l’adolescence. Une pratique courante paraît-il aux U.S.A.

Cela dit, la chose ne manque pas quelquefois de cocasserie. J’apprends, ça vient de sortir, qu’aux prochains J.O., les ‘fommes’ transgenres seront admis à la compétition dans les équipes féminines. Les arcenciels jubilent et crient victoire. Nous sommes enfin reconnus. En revanche, les sportives féminines ‘de naissance’ fulminent. Car il va se passer ceci, c’est d’un drôle, que les transgenres ont gardé leur musculature virile et vont rafler toutes les médailles. On voit d’ailleurs une de ces personnes, haltérophile de vocation, se disant femme, soulevant des poids avec l’aisance due à des biceps de gentleman. Champion !

Et je ne vous dis pas ce qui pourra se passer dans la salle de douche, on va voir s’ériger des braquemarts.

Ma coda sera donc, en latin s’il vous plaît : vae puellis.

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Commentaires

  • ""Le gouvernement de Justin Trudeau tente tant bien que mal de calmer le jeu devant le barrage de critiques dont il fait l’objet à cause d’une consigne envoyée à ses fonctionnaires leur enjoignant de ne pas d’emblée aborder les citoyens avec les salutations genrées « Monsieur » ou « Madame ». Si le NPD se présente comme un allié dans ce débat, conservateurs et bloquistes y voient une préoccupation complètement déconnectée de celles des citoyens ordinaires""

    Finalement l'Europe deviendra le bois de Boulogne. Oh mon dieu.....

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