• POUTINE ET MOI

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    C’est une satisfaction de constater qu’on est à l’unisson d’un des grands de ce monde. C’est mon cas. Poutine a déclaré espérer que la Russie soit protégée de ‘l’obscurantisme’ transgenre, qu’il avait une approche traditionnelle : un homme est un homme, une femme est une femme. Et d’ajouter que si un homme se déclarait femme et participait à des compétions sportives, c’était la fin du sport féminin. Je ne dis pas autre chose.

    Qu’un homme se prend pour une femme, s’habille d’une jupe, pense avoir besoin d’un soutien-gorge et pratique ce déguisement dans l’intimité de son salon, après tout c’est son affaire. Mais non, il tient que ça se sache. Il occupe le devant de la scène, il défile ainsi affublé en compagnie de son frère homo qui lui affiche son torse nu et ses biceps avantageux.

    En plus, ils cherchent à faire des adeptes. En Hongrie on a vu des affiches avec ces mots ‘soyez gay’. Pourquoi se gêner ? Même Coca-Cola s’y est mis avec une publicité racoleuse montrant des couples homos (hommes et femmes) se regardant amoureusement et tétant une bouteille de cette boisson. On ne fait pas plus pute. Mais la firme prétend agir pour la défense des minorités et pour leur égalité devant la loi. De quoi je me mêle ? L’homosexualité n’est pas, que je sache, poursuivie en Hongrie, on lui demande simplement de ne pas en faire état devant des mineurs. Est-ce déjà trop demander ? C’est en tout cas l’opinion de la bonne dame Ursula von der Leyen qui qualifie cette loi de honteuse, pas moins.

    Pour en revenir à Poutine, il aura sans doute eu in petto quelque sarcasme sur ces lascars de Bruxelles qui veulent supprimer les mots Noël, monsieur, madame, jugés peu convenables désormais.

    Ma coda sera donc pour lui, et en russe s’il vous plaît :
    Spasibo, Gospodin Poutine.

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  • EINE WAADTLÄNDEREI

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    Je tiens les Vaudois généralement pour un peuple avisé, raisonnable, qui a donné au Conseil Fédéral quelques pointures : Chevallaz, Delamuraz, au public rieur des humoristes dont les saillies sont encore dans toutes les mémoire : Jack Rollan (un Genevois en fait), Gilles, Samuel Chevallier. Ernest Ansermet, qui créa l’OSR était vaudois. Aussi la Chaîne du Bonheur a été créée à Lausanne. Et un canton qui produit l’Aigle et le Dézaley ne peut pas être tout mauvais.

    Comment se fait-il dès lors que ces Vaudois élisent au Conseil d’État des ministres qui n’en font que pis que pendre ? La dernière trouvaille de Cesla Amarelle vaut son pesant de papet. Elle a décidé, apparemment de son propre chef, que les élèves des écoles vaudoises pourront changer de prénoms ad libitum selon leur humeur ou leur disposition à l’égard du sexe qui leur a été attribué à leur naissance. Ainsi un Alain peut déclarer en avoir marre d’être un garçon et voudra que désormais on l’appelle Aline. Ce changement devra devra figurer sur tous les documents scolaires et les ‘régents’ sont priés d’en prendre note et s’y conformer. Encore une fois : der Führer hat gesprochen.

    Mais on peut se demander ce qu’il adviendra d’un enseignant qui trouverait cet ordre absurde et enverrait la dame ministre se faire lanlaire. Renvoyé illico, comme c’est déjà scandaleusement arrivé récemment ? Une fâcheuse habitude vaudoise ?

    Parce qu’enfin accorder cette liberté aux gamins (et aux gamines parce que ça va dans les deux sens), c’est d’abord ajouter une pierre à la statue de l’enfant-roi, lequel est déjà insupportable. Ensuite parce qu’une petite dame, fût-elle vaudoise, ne saurait mettre fin d’un trait de plume à un usage qui date de vieux et qui n’a posé aucun problème jusqu’ici. On a un prénom donné à notre naissance et on le garde. Que des écrivains se soient choisi un nom de plume, que Julien Viaud soit devenu Pierre Loti ou Louis Farigoule Jules Romain, c’est autre chose.

    Notre prénom, c’est notre identité. Vouloir en changer me paraît puéril, c’est le cas d’employer ce mot. On se doute qu’il y a là des pressions extérieures, celle des parents d’abord. Ils auraient tant voulu une fille et c’est un garçon qui naît. Déception. Naturellement je ne parle pas des musulmans pieux pour qui la venue d’une fille est une malédiction ni des Hindous qui devront plus tard payer une dot maousse pour pouvoir la marier. Je parle des parents d’ici qui réussissent à convaincre leur rejeton ou -tonne qu’il/elle n’a pas le bon sexe et l’habillent ‘opposé’. Si si, ça existe. Et c’est la destruction d’un jeune individu. Après cela on va lui injecter je ne sais quelle saloperie pour freiner sa puberté et en faire un mutilé sexuel irréversible. Ce qui se fait paraît-il couramment aux USA et c’est une atteinte physique à la personne, une activité criminelle, mais les médecins ne sont pas poursuivis.

    Cette idée qu’on désire changer le sexe qui nous est dévolu à la naissance me paraît issue d’un déséquilibre mental fortifié par l’air du temps qui s’est donné pour but de changer notre société de fond en comble mais par petites touches. Au moment où j’écris ces lignes, en France le Garde des Sceaux (ministre de la justice), le controversé Dupond-Moretti vient de décider qu’il serait possible pour un Français de porter le nom de jeune fille de sa mère, le matronyme donc. Ou ce nom appondu à celui du père.

    Ce qui est amusant chez le législateur français, c’est qu’il a le chic pour pondre des lois qui existent déjà. On l’a vu avec la superflue loi anti-casseurs. Si pour de très bonnes raisons un Français désire changer de nom, il en a toute latitude. Sauf qu’avec la lourdeur légendaire de la justice française, cela peut prendre des mois, voire des années. Le ministre se fend d’une nouvelle loi alors qu’il suffirait d’accélérer un peu le mouvement. On peut le soupçonner d’ailleurs de vouloir créer une diversion aux vrais et lancinants problèmes actuels. Ce qui serait assez dans la tactique Macron, son chef.

    Conclusion : voilà deux ‘chefs’ qui nous assènent une loi ou un règlement dont nous n’avons que faire. Ça les occupe.

    Pour ma coda, l’histoire d’un juif qui veut justement changer de nom. Il s’appelle Adolphe Schweissfuss (le pied en sueur). L’officier d’état-civil décide qu’avec ce patronyme on peut entrer en matière et demande à l’impétrant comment il voudrait désormais s’appeler.
    Sa réponse : Moritz Schweissfuss.

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  • QUE FAIRE DES IMBÉCILES ?

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    On se souvient peut-être de ce jugement ahurissant d’un tribunal français qui avait décidé qu’un inculpé d’assassinat verrait sa peine allégée car au moment de son action il était sous l’emprise du cannabis qu’il s’était enfilé à hautes doses avec pour résultat qu’il ne se rendait plus compte de ce qu’il faisait.

    Ce qui avait provoqué le commentaire goguenard d’un automobiliste : alors comme ça si je conduis bourré et que je cause un carambolage avec victimes, j’aurai la compréhension du juge qui ne me condamnera pas trop sévèrement. Après six whiskies, je ne vois en effet plus la ligne jaune ni la voiture qui vient en sens inverse. Mon avocat plaidera l’irresponsabilité, ce qui sera accepté.

    Il y a évidemment un moment où un individu arrête de se shooter ou de se biturer et redevient un individu normalement sobre capable d’écrire sa signature ou de faire une addition. Mais qu’en est-il de l’imbécile ? Lui non plus ne sait pas ce qu’il fait sauf qu’il est toujours dans cet état béat. Et c’est pour la vie. Donc exonération de tout péché.

    Tenez, vous le constatez vous-même, l’individu qui lors d’un match a lancé une bouteille à la tête d’un joueur ne devait pas en avoir beaucoup sous la coupole pour décider de faire ce geste. Il devait, cet adulte, savoir qu’il se ferait alpaguer dans la minute qui suit et qu’il aurait comme punition une interdiction de fréquenter les stades. Il n’y a pas pensé.

    Quelquefois les imbéciles chassent en meute. Ils sont venus voir un match mais poussés par une force irrésistible ils vont envahir le terrain et empêchent le match d’avoir lieu. S’il s’agit de sport, c’est sans importance. Mais c’est plus grave lorsqu’on entre dans le domaine de la politique car nous sommes tous concernés. Tous ces farceurs qui descendent dans la rue pour conspuer Zemmour ou crier à tout bout de champ au fascisme manifestent leur imbécillité en croyant tout ce que leur instille une presse aux ordres sans mettre en doute les mensonges évidents. Ainsi, je ne pense pas que les sondages qu’on nous assène quasiment chaque jour puissent avoir une once de vérité. Ils sont trop précis pour être crédibles. Pour paraphraser Rousseau : l’homme naît intelligent mais la société le rend idiot.

    Il peut arriver que des peuples entiers soient pour un temps privés d’intelligence, ainsi l’Allemagne des poètes et des penseurs (Dichter und Denker) par les habiles nazis ; ou les Japonais, ce peuple raffiné, que la junte militaire transforma en sauvages. Les uns et les autres sont revenus à la normale. Tant mieux. Mais nous sommes toujours à la merci de ‘chefs’ qui nous veulent du mieux alors que le bien nous suffit largement. Nous n’avons que faire de la mondialisation. Seuls des imbéciles y souscrivent.

    Pour ma coda, ça sera Nietzsche :
    La folie est quelque chose de rare chez l’individu, elle est la règle pour les groupes, les partis, les peuples, les époques.

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