Le blog d'André Thomann - Page 3

  • FIER D’ÊTRE SUISSE ?

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    Non, je ne suis pas fier d’être suisse. Ça ne veut rien dire. Comment pourrais-je être fier de quelque chose à laquelle je ne suis pour rien. Je suis né d’un spermatozoïde suisse (je suis arrivé premier, ma première et dernière victoire sportive) mais c’est un pur hasard. Lequel fait quelquefois bien les choses.

    Si je suis fier, c’est de quelque chose que j’ai fait moi. Par exemple d’avoir toute ma vie mis un bulletin dans l’urne lors de votations ou d’élections et d’avoir ainsi contribué à ce que subsiste cette nom de dieu de démocratie directe qui est comme on sait le pire des systèmes à l’exception de tout les autres.

    Fier peut-être aussi d’avoir exercé mon métier de prof avec conscience à tel point que mes anciens élèves, me voyant arriver, ne changent pas de trottoir pour ne pas avoir à me saluer. À ce sujet, une anecdote : un de mes anciens justement me signala un jour que s’il était devenu acteur, c’était grâce à moi. Il me disait que devant le tableau noir où j’avais à la craie dessiné le décor, je leur donnais d’une bonne voix une des scènes-clés de Macbeth et que cela l’avait convaincu de faire de même sur une scène de théâtre. C’est vrai que tout prof est un peu acteur devant sa classe et c’est un des plaisirs de ce métier.

    Fier aussi, avec mes collègues d’avoir enseigné à de futurs conseillers d’État et même une conseillère fédérale. Nos méthodes avaient du bon.

    En revanche, je suis heureux d’être suisse. J’aurais pu naître vénézuélien et victime d’une inflation qui m’empêcherait de me nourrir à ma faim. Ou tutsi et alors massacré par les hutus. Brr ! En Suisse, on ne verrait pas des Vaudois massacrer des Fribourgeois ou des Zurichois des Argoviens. On est tranquille de ce côté-là.

    J’aurais pu naître afghan et je serais musulman fanatique, ou persécuté si je ne l’étais pas. Ou indien et comble de malchance de la caste honnie des intouchables. Ou même né français.

    Être né suisse, c’est être né dans un pays acceptable, sans aspérités, certes critiquable et nous nous y employons. Nous savons par exemple que notre démocratie directe est gangrenée par les lobbies et nous essayons de combattre ce fléau.

    Mais c’est vrai que nous n’aimons pas beaucoup les critiques qui nous viennent de l’étranger, elles sont souvent des clichés, voire des mensonges. Nos femmes sont loin d’être rabougries comme le seraient les romandes ou gravosses comme les femmes d’Outre-Sarine selon un cliché bien ancré. Nous avons même fait sensation sur la planète (celle du cinéma en tout cas) en lui offrant dans un James Bond une Vénus sortant de l'onde dans un bikini ravageur. Et cette Vénus (alias Ursula Andress) était rien moins que bernoise ! Fin des clichés.

    Et nous ne parlons pas lentement, nous parlons normalement, et ce sont les Français qui parlent à toute vitesse en avalant des syllabes et devenant ainsi incompréhensibles.

    Et les étrangers qui disent s’ennuyer en Suisse, il y a gros à parier qu’ils s’ennuieraient n’importe où. Car nous sommes un peuple gai, nous avons même inventé avec les Autrichiens le fou-rire en musique et ça s’appelle le yodel. Moroses s’abstenir.

    Enfin, nous ne sommes pas racistes, même si un Sénégalais de passage avait prétendu que nous le fussions, plus que toute autre ethnie. Il avait passé deux semaines dans notre pays dans un bon hôtel et s’était fait une opinion ferme sur cette tare honteuse de notre bon peuple. Sauf qu’un peuple qui compte un quart d’étrangers dans sa population (toutes origines confondues) ne peut être ni raciste ni xénophobe. Certes il peut y avoir des frictions au début mais cela doit s’arranger si on en juge par le nombre de commerces aux noms venus d’ailleurs et qui semblent prouver par la date ancienne de leur implantation qu’il ne sont pas trop mal chez nous.

    Et vous ? Heureux ?


    Pour ma coda un petit mix :
    Sur nos monts quand le soleil … abreuve nos sillons...

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  • DRAME À L’ÉLYSÉE

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    J’apprends par le magazine Elle une nouvelle navrante : Brigitte Macron supporte mal d’être confinée à l’Élysée. C’est navrant mais aussi un peu indécent quand on sait qu’il y a par exemple des couples avec deux enfants confinés dans un trois pièces, qu’il y a des vieux dans un studio sans contacts véritables, qu’il y a des SDF qui n’ont même pas d’endroit où pouvoir être confinés. Et la première dame se plaint, fait la une d’un magazine, lequel en remet une couche en faisant un portrait flagorneur. B.M. est la générosité même, l’intelligence et le goût portés au plus haut point, bref une perfection qu’on ne trouve qu’une fois par siècle.

    Pourtant, l’attitude de la dame est parfois inconséquente. Se promenant dans Paris en temps d’interdiction, elle s’étonnait et se scandalisait que des Français fissent de même. Quod licet Jovi non licet bovi. Ce petit culot n’est pas mentionné dans l’article d’Elle qui doit le considérer comme un détail sans importance.

    La mémé de l’Élysée fait ensuite dans une interview le portrait de son mari, une seconde perfection. Les Français sont gâtés. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que ce mari président et ses prédécesseurs ont foutu en l’air le système hospitalier français : suppression de lits d’hôpitaux, limitations du nombre des soignants, ceux qui restent sont payés au lance-pierre, fabrication des remèdes dans des pays à bas salaires, d’où pénuries fréquentes. Et cela ne date pas du corona, depuis trente ans et plus, médecins et infirmiers/infirmières crient famine : il leur manque le matériel et le personnel pour faire correctement leur boulot. Les soliveaux qui se sont succédé au ministère de la santé n’ont rien fait pour leur donner satisfaction. Si gouverner, c’est prévoir, on peut dire qu’ils n’ont pas gouverné du tout, d’où la gabegie actuelle.

    On peut aussi se demander si porter des tenues variées et ostentatoires, acquises chez les grands (et chers) couturiers n’a pas quelque chose de socialement inélégant quand le reste des Français sont priés, quelquefois à peine poliment, de se serrer la ceinture. En tout cas, on est loin de la discrétion de ‘tante Yvonne’.


    Pour ma coda, une citation appropriée de Jean Cocteau :
    L’invisibilité me semble être la condition de l’élégance. L’élégance cesse si on la remarque.


    P.-S. Dame devenue Macron aurait pu être condamnée pour harcèlement sexuel sur mineur. Auquel cas, le confinement se passait à la Santé ou Fleury-Mérogis, lieux moins confortables que l’Élysée.

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  • QUI EST RESPONSABLE ?

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    Il doit bien avoir un responsable de l’invasion de cette épidémie trop souvent meurtrière. Il y en a un, et Hani Ramadan (H.R.) l’a identifié : les coupables, c’est nous. Nous sommes des vicieux, des violeurs, des adultères, nous nous vautrons dans le stupre. Étonnez-vous qu’Allah, justement irrité, ait décidé de punir les débauchés que nous sommes devenus.

    Il était déjà intervenu lorsque le sida était apparu. Il nous avait fait comprendre que cette maladie était honteuse puisqu’elle frappait ceux qui avaient un comportement sexuel déviant, les homos donc. Nous avions donc appris ça par H.R. qui est le porte-parole d’Allah et son conseiller en communication. Certains se demanderont, en ricanant (les gens sont méchants), à qui Achère pensait précisément en mentionnant l’adultère parmi nos vices. Ce n’est pas moi qui aurait cette pensée sadique. Jamais.

    La croyance en une punition divine existe dans toutes les religions. Les prêtres et les imams en font ample usage. C’est pas bête : vous ne faites pas les marioles, vous ne vous soulevez pas, sinon Dieu vous punira. On maintient ainsi la discipline et on peut rester dans sa confortable place avec les prébendes qu’elle comporte. À partir d’évêque, on vit une vie pépère.

    Le vice principal de l’islam, c’est de faire croire aux croyants que la vraie vie commence après la mort. Et le Coran de faire miroiter un paradis de rêve, avec vin et nanas à gogo. Et Mahomet d’ajouter un lieu où coulent les ruisseaux. L’expression se trouve de nombreuses fois dans le livre sacré. Mentionner l’eau qui coule en abondance, pour des Arabes qui vivent souvent dans des pays où l’oued est d’un débit parcimonieux en été a de quoi séduire. Bravo, Momo !

    Mais si l’au-delà est si attrayant, pourquoi pas y aller tout de suite ? D’où ces suicides en service commandé précédés d’un bon petit massacre d’infidèles, ce qui ne peut que plaire à Allah et vous garantit une place de choix à ce lieu désirable. Difficile de faire mieux.

    Cela dit, je suis fermement opposé à la demande de certains de faire taire H.R., de l’empêcher de s’exprimer. La Tribune pense de même. Mais à une condition : que notre prédicateur accepte le débat. Il m’est arrivé quelquefois de lui envoyer un commentaire (et des amis aussi) et cela n’a pas paru. Il faut avoir un nom arabe et surtout faire partie de la tribu des béni-oui-oui.

    La fameuse phrase de Voltaire, probablement apocryphe, Je ne suis pas d’accord avec vous mais je me battrai pour que vous puissiez vous exprimer, avait certainement une suite : mais ensuite je vous rentrerai dans le cadre tant votre pensée est déraisonnable.

    Cela étant admis, nous avons le devoir de nous opposer à ce galimatias théologique de H.R. qui ne peut que freiner la recherche d’un remède non-divin à cette maladie non-divine. De même d’ailleurs que nous avons le droit de huer le Pape qui fait appel à un personnage fictif (la Vierge Marie) pour nous sauver de la pandémie. Prions, mes frères.


    Pour ma coda, un exemple de l’humour de Voltaire. Il s’était réfugié aux Charmilles pour fuir la France. Devant sa propriété, il y avait un rideau d’arbres qu’il appelait plaisamment ses cache-Pictet.



    P.-S. Au moment de mettre sous presse, j’apprends avec plaisir que les Communautés religieuses de Genève (dont l’islam fait partie) condamnent les propos de Hani Ramadan sur le corona-virus. À la bonne heure ! Cela va dans le sens que j’indique dans mon dernier paragraphe.

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