Le blog d'André Thomann - Page 4

  • ELLES ONT ENCORE FRAPPÉ

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    On se souvient peut-être qu’une bedoume californienne avait crié au scandale parce que la princesse de la Belle au bois dormant avait été réveillée de son long sommeil par le baiser d’un prince charmant qui passait justement par là. L’argument était que ce baiser n’avait pu avoir le consentement de la princesse endormie et que le prince se rendait coupable d’une violence sexuelle, pas moins.

    Je ne sais pas s’il s’agit de la même personne mais il y a récidive. Toujours à propos d’un baiser. Cette fois la victime est Blanche-Neige. Dans le conte des frères Grimm, elle était dans un cercueil de verre qu’un prince charmant avait pu emporter et c’est pendant le transport qu’un incident de parcours fait recracher à la princesse un morceau de la pomme empoisonnée, lui rendant ainsi la vie.

    Mais les studios Walt Disney ont imaginé une autre fin. La princesse est rendue à la vie par un baiser par ‘bien sûr’ un prince charmant. Horreur et damnation ! Notre furie crie à l’agression sexuelle envers personne empêchée de donner son consentement. Tel quel ! Si on comprend bien, il vaudrait mieux que Blanche-Neige restât morte plutôt que de subir la honte d’un baiser non consenti. Adieu princesse, on t’aimait bien.

    J’ai vu la scène : il s’agit du plus chaste des baisers et la courte scène peut être vue par les moins de 18 ans. Encore une fois, la montagne accouche d’une souris, comme disait déjà le poète Horace (nascetur ridiculus mus). En faire une montagne est hélas bien dans l’air du temps.

    D’une manière générale, le sexe est envahissant. Soit on vitupère les excès supposés, soit on le monte en épingle en organisant de répugnantes Gay Prides. Montrer qu’on a le droit d’exister, et de montrer ses muscles et son thorax. Beurk !

    Et puis il y a ceux qui sont mécontents du sexe que la nature leur a donné et qui voudraient en changer. Ils encombrent les plateaux de télévision et les gazettes de leur problème et de leur self-made souffrance. Que de tels cas existent, je veux bien, mais je ne crois pas à leur fréquence ni au fait qu’une psychothérapie ne puisse venir à bout de ce problème. Or on ne voit plus qu’eux et leurs hypocrites parents. Y a saturation. Le plus marrant, c’est que des mâles se prétendant fillettes sont admis dans les clubs sportifs féminins. Alors qu’ils sont encore munis de leur service trois pièces. Ce qui peut alors se passer dans la salle des douches, je ne veux pas y penser.

    Pour ma coda, j’ai choisi une pensée profonde chez le camarade Desproges :
    L’amour, il y a ceux qui en parlent et ceux qui le font, à partir de quoi il me paraît urgent que je me taise.

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  • C’EST ÇUI QUI DIT QUI EST

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    Il y avait déjà cette université américaine, souvenez-vous, qui voulait bouleverser les maths et dans un noble souci d’antiracisme voulait la rendre plus accessible aux nègres américains. Il ne fallait plus par exemple pénaliser ceux qui rendaient un travail où ils auraient trouvé que deux et deux font cinq. Ils avaient déjà vu qu’il s’agissait d’une addition fallait pas demander plus, ce n’était que des nègres après tout.

    Il y a maintenant les universités anglaises qui demandent qu’on ferme l’œil et le bon sur des textes écrits avec des fautes d’orthographe par des étudiants qui ne sont pas de langue anglaise. De langue arabe peut-être ? On ne voit pas pourquoi on les empêcherait de faire un dauktaura.

    À Genève on pratique aussi dans un premier temps de l’indulgence envers les collégiens venus d’ailleurs, dans l’idée qu’ils vont s’améliorer. Alors, où est la différence ? Simplement dans le degré, à Genève et dans d’autres cantons sans doute aussi, on est dans le primaire et le secondaire. Pas au niveau universitaire. Celui qui entend poursuivre des études poussées ne peut se présenter à une université que lesté d’un bagage déjà solide. Lire, écrire, compter sans fautes graves. Compris ?

    On le voit, c’est la décision de ces universités qui est justement raciste, car elle sous-entend que les Afro-américains et les Arabes sont incapables d’accéder à certaines études si on ne les aide pas spécifiquement. Ils sont inférieurs, quoi !

    L’accès aux universités pose d’ailleurs un autre problème, auquel celles de France sont particulièrement confrontées. Le bac français étant devenu un papier sans valeur que des autorités démagogues font distribuer quasi gratuitement à des candidats qui, selon les profs eux-mêmes, savent à peine écrire ou raisonner, les universités sont victimes de ce bradage et voient affluer des candidats aux études qui n’ont rien à faire dans une faculté. Pour les parents français : tout sauf un métier manuel ou commercial. Pour le commerce, un épicier arabe devrait suffire et pour les vêtements on a les Juifs. Et si on a besoin d’un plombier, le légendaire Polonais fera l’affaire. Le slogan ‘passe ton bac d’abord’ est le cri de guerre de toute une frange de la population française. Sauf que tout le monde n’est pas taillé pour faire un bac. L’intelligence humaine a deux composantes : le cerveau et la main. Quand on voit travailler un boucher, un menuisier ou encore un agriculteur on voit à l’œuvre cette intelligence de la main. Quant au vigneron lui utilise et ses mains et son cerveau, il doit savoir quoi planter et à quel endroit ; ensuite il doit tailler le résultat. Un bac (une matu) ne lui sera d’aucun secours, ce qui ne l’empêche pas d’avoir une très bonne culture générale. Un humaniste, le vigneron.

    Pour ma coda, une citation d’Einstein en hommage aux universités citées plus haut :
    Il n’y a pas de vaccin contre la stupidité.

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  • IL A MIS SA MAIN SUR MON GENOU

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    Ce voyou, ce saligaud, cet obsédé, mais je vais me venger. Voyons les faits : lorsque un monsieur met la main sur le genou d’une femme, deux réactions sont possibles : soit la dame est émoustillée, elle se dit qu’elle plaît au monsieur et que ça peut aller loin, soit elle se rebiffe et éloigne la main, et si le monsieur récidive, elle y va d’un sonore ça va pas, non ?

    La dame dont il et question ici va effectivement se venger, mais pas tout de suite car sur le moment elle était tétanisée, elle va attendre quinze ans pendant lesquels elle a souffert le martyre. À l’époque, elle a laissé la main, acceptant même qu’elle monte dans un assaut terrifiant…

    Dans le même temps une autre damoiselle a subi un semblable outrage. Le même homme lui a déclaré qu’elle portait une jolie robe et sur le coup l’a embrassée. Là aussi, crise de tétanos et réaction tardive, quelques années plus tard. Des années pendant lesquelles elle s’est sentie amoindrie, répugnante. Mettez-vous à sa place.

    On voudrait compatir à ces deux destins hors norme, à ces années de souffrances. Sauf qu’un petit détail nous empêche l’empathie, c’est l’identité du coupable, le même dans les deux cas, c’est Éric Zemmour, l’ennemi numéro un de la bien-pensance, ce Zemmour dont on parle carrément pour la Présidence. Surtout pas Zemmour, il risquerait d’être un bon président. Ce qui changerait.

    Alors, comme on ne peut l’attaquer avec des arguments, il en a toujours de meilleurs, on y va de cette vieille astuce de la violence sexuelle. Elle marche à chaque coup. Dans ces deux cas, certes, il n’y a pas eu de violence mais on fait comme si. Zemmour est capable de tout. De là à penser que nos deux foutriquettes sont en fait des inventeuses désireuses de se faire un brin de notoriété, il n’y a qu’un pas. Des commentateurs qui ont réagi à l’article qui a relaté les faits ne s’y sont pas trompés, ils dénoncent une combine évidente.

    Combine plus que probable car il y a des précédents. Tout se passe comme s’il fallait maintenir Macron sur son trône et dès lors éliminer tous les prétendants possibles. La campagne pour les présidentielles a déjà commencé. On se souvient d’ailleurs de la précédente où on avait mis Fillon sur la touche avec un tir groupé qui ne lui laissait aucune chance. Maintenant on s’attaque à Zemmour mais pas que. On fait un procès à Sarkozy, des fois qu’il penserait à remettre le couvert. On remet à leur place les militaires, au cas où l’un d’entre eux voudrait se porter candidat avec des chances qui ne seraient pas minces.

    Les Français auront-ils la liberté de voter ?

    Pour ma coda, un proverbe :
    Mentez. Mentez, il en restera toujours quelque chose.

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