Le blog d'André Thomann - Page 5

  • VA FALLOIR AJOUTER UN Z

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    Vous connaissez tous l’abréviation LGBT qui désigne les polissons de la sexualité, les L les dames qui n’aiment que les dames, les G les messieurs qui n’aiment que les messieurs, les B qui aiment sans faire la différence, enfin les T qui pensent avoir changé de sexe. Plus à l’intérieur de ces catégories un certain nombre de variantes sans intérêt immédiat.

    S’oppose à tout cela le sexe ‘classique’ entre un mâle et une femelle, avec le double motif de la procréation et du plaisir. C’est déjà pas mal. Et même suffisant pour la plupart d’entre nous. Que d’autres pensent prendre leur pied différemment ne nous gêne pas. Si vous faites la chose sous un pont de chemin de fer au moment du passage d’un train (hou, l’orgasme !), au zoo avec un chimpanzé qui vous regarde (exhibitionnisme) ou dans une navette spatiale (en apesanteur), gardez cela pour vous, vous n’intéressez personne.

    Ce qui est rédhibitoire, c’est ces manifestations bruyantes, ces défilés honteux, limite porno. Ils (elles) se déclarent fiers, ils sont surtout grotesques. Ce qu’on leur demande, c’est de vaquer à leurs petits péchés avec la discrétion que demande toute activité intime. Activité qui est au demeurant licite dans tous les pays non-musulmans. Je ne sache pas qu’en Suisse, en France, en Angleterre, des homos soient brimés en tant que tels, au bistro on parle de gouines et de pédés, dans le langage familier de l’endroit mais on n’organise pas d’expédition punitive. On peut même avoir des amis ‘qui en sont’ et peu nous chaut.

    Alors c’est quoi ce ‘Z’ ? Vous serez peut-être surpris, non par la chose elle-même, vous savez que la chose existe, mais par les revendications de ceux qui la pratiquent. Z, c’est pour zoophile, pour reparler bistro les enculeurs de chèvres (faisant du même coup un bouc cocu). Ces messieurs demandent à faire partie du club et à demander les égards qui leur sont dus. Car ils seraient eux aussi persécutés. Encore donc une manifestation publique, alors que cette activité demande, ô combien, de la discrétion, d’autant plus qu’elle est je crois punie pénalement.

    Tout cela est un procédé qui s’appelle la victimisation. Les polissons sexuels ne sont pas les seuls. Des musulmans la pratiquent aussi. N’a-t-on pas entendu l’un deux raconter à la télévision turque du potentat Erdogan qu’en France les musulmans étaient persécutés. La victimisation, ça marche à tous les coups. On voit les islamo-gauchistes pleurer à chaudes larmes. Moi, je garde l’œil sec.

    Et pour ma coda une citation sexuelle de Mr Allan Stewart Konigsberg, plus connu sous Woody Allen :
    La dernière fois que j’ai pénétré une femme, c’est en visitant la statue de la Liberté.

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  • MON DISCOURS DU PREMIER AOÛT

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    C’est chouette d’être suisse.

    Sur nos monts quand le soleil
    Annonce un brillant réveil


    (Tous ensemble et avec entrain, nom de Lui, Il nous regarde et nous écoute et Son siège est à la verticale du Gothard.)

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  • J’AI DE L’ŒIL

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    Nous revenions d’Allemagne, un ami et moi. C’était l’été et il faisait chaud. Arrivés au bord du lac de Neuch, nous nous dîmes qu’une boisson fraîche s’imposait. On s’installe sur une terrasse, à Auvernier je crois. J’optais pour un coup de rosé. À quoi le patron nous signala qu’il avait de l’œil, tel quel. Il voulait dire par là qu’il avait de l’Œil de Perdrix, ce fleuron de la viticulture neuchâteloise. L’offre me convenait, mais surtout la façon dont elle était faite. Un Québecois ou un Limousin n’y aurait entendu goutte. Pourquoi nous parle-t-il de son œil, il est en vrille, coquin, en face des trous, et alors.

    Mais notre sympathique mannezingue nous avait repérés comme étant d’une ethnie voisine qui devait comprendre son vocabulaire écourté. Il avait peut-être vu nos plaques GE. De toute façon, il établissait avec nous cette complicité qui est celle de la langue, la connivence de ceux qui habitent la même maison où ils sont heureux. Et c’est de cela que voudraient nous priver les mondialistes.

    Nos nations sont donc les maisons qui nous sont familières et que nous ne voulons pas quitter pour une vie de sans-abri privé de l’affection des nôtres. Ce qui serait le cas si nous devenions européens. L’Europe est une entité abstraite. On ne peut pas aimer l’Europe. C’est d’ailleurs voulu, nous devons devenir des citoyens au patriotisme refoulé, soumis à la dictature du patronariat, celui des grandes entreprises qui nous demandent de consommer pour être heureux.

    En revanche on peut éprouver affection et admiration pour les habitants des pays qui la forment. On aimera l’italien Verdi, l’espagnol Albéniz, le russe Moussorgski, le français Ravel, le franco-polonais Chopin, ça oui ! Sans parler de Linné, de Volta, de Mendeleïev, de Darwin, de Humboldt, de Pasteur dont on n’a jamais dit qu’ils étaient des savants européens.

    Je me permets de citer mon propre cas. Né de mère allemande, j’ai pour ce pays le sentiment d’une seconde patrie, surtout pour le pays de Bade, cette région souriante et paisible qui produit en plus d’excellents vins. Mais j’ai aussi fait un semestre à Cologne, une ville rigolote et qui a gardé son dialecte très éloigné du Hochdeutsch, une façon de se garder une autarcie linguistique, donc patriotique. Exemple : he kut huk, il vient aujourd’hui.

    Ensuite, en phase avec mon métier de prof, j’ai fait trois séjours d’un an en Angleterre et j’ai pour ce pays à la fois amitié et admiration. J’y ai tissé des liens faits de tolérance et d’humour. Fortifiés par cette langue qui empruntait sans vergogne au latin, à l’allemand, au français, aux langues de l’Inde pour devenir à la fois internationale par la facilité qu’on a à l’apprendre (pas de déclinaisons aux terminaisons multiples, une conjugaison simplifiée) et nationale comme d’ailleurs elles le sont toutes et qui permet les petits jeux de mots, les approximations, les facéties qui conduisent à l’humour interne connu des seuls autochtones. Une sorte de patriotisme langagier.

    Enfin, le hasard des rencontres m’a fait connaître la Pologne. Là, pas d’enthousiasme pour la langue, quoique ! Le polonais ne saurait aspirer à devenir une langue internationale, il est trop compliqué, des déclinaisons à n’en plus finir, une conjugaison perfide. Cependant curieux des langues, j’ai saisi l’occasion de connaître de l’intérieur le système slave, ses constructions, ses sonorités. J’ai même pu tenir un temps une conversation en polonais avec mes excellents amis qui s’il me manquait me dépannaient soit en français, soit en allemand, langues qu’un Polonais maîtrise avec brio.

    Voilà donc mon ‘vivre ensemble’ avec des ethnies européennes proches ou moins proches. J’en garde un souvenir très vif. Et pour ma coda, c’est merci dans les trois langues citées.
    Vielen dank Thank you very much Djiękuję bardzo.

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